Quelles tendances façonneront la conception de stands sur-mesure— relevant de l’architecture éphémère — en 2027 ?
Chez INSCA, après avoir réalisé plus de 4 000 m² de stands sur-mesure cette année pour nos clients au Cersaie — le Salon international de la céramique et de l’aménagement de la salle de bains —, nous avons pu observer une nette évolution.
Les espaces d’exposition s’éloignent du concept de stand perçu comme un simple réceptacle pour les produits, pour s’orienter vers une architecture plus sensorielle et sophistiquée, étroitement liée à l’identité de chaque marque.
Le style « Japandi », les bois sombres, les tons terre, l’éclairage ciblé, la combinaison de matériaux, l’intégration de la nature et des espaces conçus comme de véritables projets d’architecture d’intérieur : voilà quelques-unes des tendances qui définiront les stands d’exposition en 2027.
Voici les principales tendances que nous avons identifiées.
UN. Du style méditerranéen à un style « Japandi » plus architectural
Ces dernières années, le style méditerranéen a occupé une place prépondérante dans les salons consacrés à la décoration intérieure, à la céramique et aux matériaux de construction. Sans pour autant disparaître totalement, on observe en 2026 qu’il commence à s’effacer au profit d’une esthétique « Japandi » plus architecturale et sophistiquée.

Mais qu’est-ce que le style Japandi ? Il s’agit d’un courant de décoration intérieure qui allie la simplicité et l’équilibre de l’esthétique japonaise à la chaleur du design scandinave. Sa philosophie fait le pont entre le « wabi-sabi » japonais — qui trouve la beauté dans l’imperfection et l’authenticité des matériaux — et le « hygge » nordique, associé au bien-être et à la création d’ambiances chaleureuses.
Comme l’explique Amanda Gunawan, architecte et cofondatrice d’OWIU Design, ces deux traditions « mettent l’accent sur des conceptions de haute qualité, durables et pérennes ».
Dans l’architecture éphémère, cette influence se traduit par des compositions plus épurées, des volumes nets, des matériaux naturels et une palette beaucoup plus sobre. À cet égard, la place prépondérante accordée aux bois sombres est particulièrement intéressante.

Par ailleurs, son application aux stands de salon se manifeste à travers divers dispositifs architecturaux :
- Des façades constituées de lames de bois, qui confèrent rythme et profondeur.
- Des revêtements sombres encadrant de grandes surfaces en céramique.
- Des cloisons légères permettant de délimiter les espaces sans les fermer totalement.
- Du mobilier aux lignes épurées, associé à des matières naturelles et des textures organiques.
En effet, bien qu’il s’agisse d’architecture éphémère, on cherche de moins en moins à ce que l’espace donne une impression de temporaire.
DEUX. L’éclairage ne sert plus à illuminer le stand, mais à mettre en valeur le produit
En quoi consiste l’éclairage technique des produits céramiques ?
L’éclairage technique des produits consiste à utiliser des sources lumineuses spécifiques, dont la position, l’intensité, la température de couleur et l’angle d’incidence sont étudiés pour faire ressortir les caractéristiques des matériaux exposés.
Les fabricants de céramique ont atteint un niveau de sophistication remarquable en matière d’encres, de reliefs, d’émaux, de finitions et de textures. Par conséquent, l’éclairage du stand doit être en mesure de révéler ces qualités.

Dans les nouveaux projets, on voit apparaître plus fréquemment des projecteurs spécifiquement orientés vers les surfaces en céramique ; ces dispositifs permettent de souligner les reliefs grâce au jeu d’ombre et de lumière, de révéler des nuances chromatiques et de mettre en valeur les effets de matière propres à chaque collection.
Par conséquent, pour une entreprise spécialisée dans la conception de stands, cette évolution implique de travailler, dès les premières phases du projet, sur l’interaction entre l’éclairage, les matériaux et les parcours. Il convient de garder à l’esprit que la perception d’une même surface en céramique peut être totalement transformée selon la manière dont elle reçoit la lumière.
TROIS. Du moodboard traditionnel au « moodboard vécu »
Chez INSCA, nous avions déjà anticipé que les « moodboards » deviendraient une tendance dans la conception de stands et d’espaces d’exposition. Nous avons toutefois constaté une évolution de ce concept : ils ne se limitent plus à être un simple outil d’inspiration visuelle, mais se transforment en véritables expériences qui invitent à vivre et à ressentir les espaces.
Traditionnellement, un « moodboards » rassemblait des échantillons de matériaux, de couleurs et de textures pour illustrer la manière dont ils s’accordent entre eux. Aujourd’hui, ces compositions prennent une nouvelle dimension : les matériaux sont présentés dans des contextes qui permettent d’imaginer différentes façons d’habiter et d’expérimenter un espace.

Carrelage, bois, textiles, métal, mobilier et éléments naturels se conjuguent pour créer des ambiances qui véhiculent des sensations et des modes de vie. Le visiteur est invité à comprendre comment les matériaux interagissent et quelles atmosphères ils peuvent engendrer ensemble.
Ainsi, le stand ne se contente plus de montrer ce qu’une marque vend ; il transmet les espaces, les sensations et les expériences qu’il est possible de créer grâce à ses produits.
QUATRE. La couleur tuile et les tons chauds gagnent du terrain
La quête d’espaces chaleureux se traduit également au niveau chromatique. Lors du salon italien, on a pu observer une présence marquée de la couleur tuile, ainsi que des teintes terre cuite, argile, brun, sable et diverses autres nuances chaudes.
Ces couleurs ne constituent pas forcément les éléments centraux des stands. Dans de nombreux projets, elles interviennent par touches au sein de palettes dominées par les tons crème, beige, bois et les nuances minérales.

Cette association fonctionne particulièrement bien, car elle introduit de la couleur sans pour autant compromettre la sérénité des lieux. En effet, par rapport à des espaces très neutres ou blancs, la gamme des tons terre apporte de la profondeur, du caractère et un lien immédiat avec l’univers des matériaux naturels.
Tout porte à croire qu’il s’agira de l’une des palettes incontournables pour les projets d’architecture éphémère en 2027.
CINQ. Mélanger les matériaux pour créer des espaces moins prévisibles
L’une des caractéristiques les plus intéressantes des nouveaux stands réside dans la disparition des frontières rigides entre les matériaux. Le bois, la céramique, le métal, les textiles, le verre ou encore les éléments végétaux commencent à être associés avec beaucoup plus de liberté.
Il convient toutefois de noter que cette approche ne consiste pas simplement à accumuler des matériaux sans intention précise.

Pour certains des stands que nous avons réalisés, nous avons par exemple utilisé du grillage métallique en tant qu’élément architectural et décoratif — que ce soit sur la façade du stand Esmalglass ou au sein de structures intégrées dans les différents espaces de Geotiles.
En somme, il s’agit de ressources qui apportent de la profondeur, de la transparence, du mouvement et, surtout, de la différenciation. Dans un environnement de salon où des centaines de marques rivalisent simultanément pour capter l’attention, l’introduction d’un matériau qui attire le regard devient l’un des éléments les plus marquants de l’espace.
SIX. La nature s’intègre à l’architecture
Le rôle de la végétation dans les projets d’architecture éphémère est en train d’évoluer. Il y a encore quelques années, il était courant d’utiliser des plantes comme éléments décoratifs, ajoutés une fois le projet conçu.
Toutefois, la tendance actuelle est bien plus intéressante, car la nature commence à faire partie intégrante de l’architecture même du stand. Végétation, eau, fontaines, bassins ou éléments minéraux sont intégrés dès la conception initiale de l’espace.

Cette évolution s’inscrit dans les principes du design biophilique. Comme l’explique Oliver Heath, architecte d’intérieur et ambassadeur du design biophilique chez Interface : « Lorsqu’il est correctement appliqué, il a démontré un impact positif sur notre bien-être ».
Dans cette perspective, cette intégration introduit une dimension sensorielle particulièrement efficace dans le cadre d’un salon :
- Elle modifie l’éclairage.
- Elle génère des reflets.
- Elle apporte du mouvement.
- Elle améliore la perception acoustique.
- Elle crée des zones de pause au sein d’environnements caractérisés par une forte intensité de stimuli.
L’architecture éphémère commence ainsi à intégrer des principes proches du design biophilique, en recherchant une connexion plus directe entre le matériau, l’architecture et la nature.
SEPT. Des stands qui s’apparentent à des projets de design d’intérieur
L’une des tendances les plus marquantes est le niveau croissant de sophistication des espaces.
Les meilleurs stands d’entreprise s’éloignent de l’esthétique traditionnelle des salons pour se rapprocher davantage de projets résidentiels, hôteliers ou de commerces haut de gamme. Canapés, éclairage d’ambiance, objets décoratifs, textiles, tables, végétaux et une sélection très soignée de matériaux créent des espaces où l’on a envie de s’attarder.

L’objectif n’est plus seulement de susciter un impact depuis les allées ; il s’agit également de faire en sorte que, une fois à l’intérieur, le visiteur ralentisse le rythme. L’architecture devient ainsi le prolongement direct du positionnement de la marque.
HUIT. Le produit ne se contente plus d’être exposé dans le stand : il en dicte la construction
Traditionnellement, on concevait d’abord le stand, puis on déterminait la manière de présenter les différentes collections à l’intérieur. Or, cette dynamique est en train de s’inverser. En d’autres termes, le produit devient le point de départ du système architectural lui-même.
Le stand d’Argenta au salon Cersaie 2026, conçu par l’architecte de l’entreprise, Pablo Alonso Nomdedéu, en est une parfaite illustration. Il a en effet utilisé « Vecta » — la nouveauté présentée lors de ce salon italien — pour habiller l’intégralité du stand.

La modulation qui définit le produit se transpose directement dans la conception de l’espace. Revêtements de sol, façades, volumes fragmentés et parcours perméables répondent à une logique commune.
Cette approche de conception s’avère particulièrement efficace, car elle efface la distinction entre exposition et architecture. Le produit, l’espace et la marque s’intègrent alors dans une idée unique. Nous sommes convaincus qu’il s’agira là de l’une des grandes tendances d’évolution des stands personnalisés au cours des prochaines années.
Qu’auront en commun les meilleurs stands de salon de 2027 ?
Un stand de salon ne devrait plus être perçu simplement comme une structure temporaire destinée à présenter des produits et des logos. Les projets d’architecture éphémère doivent désormais :
- Permettre d’identifier la marque.
- Faire comprendre le produit.
- Organiser les flux de visiteurs.
- Créer des espaces d’échange.
- Générer une expérience cohérente avec l’image de la marque.
Par conséquent, les stands destinés aux salons internationaux exigent un niveau de spécialisation croissant en matière d’architecture, de design d’intérieur, d’ingénierie, de matériaux, d’éclairage et de réalisation technique.

Si la créativité est essentielle, il est tout aussi crucial de garantir qu’une idée complexe puisse être fabriquée, transportée et montée dans les délais très serrés imposés par un salon international.
Chez INSCA, en tant que fabricant spécialisé dans fabrication de stand pour salon, nous concevons nos stands selon cette approche : créer des stands sur-mesure qui articulent l’identité de marque, le produit, l’architecture et l’expérience.
Car, dans le cadre d’un salon, l’enjeu est de faire en sorte que cet espace exprime qui vous êtes. Contactez-nous dès aujourd’hui pour commencer à réfléchir à votre prochain projet d’exposition.
irene delgado











































